En bref :
- Les pages carrières des majors (EDF, Engie, TotalEnergies, RTE, Enedis) concentrent 40 pour cent des recrutements du secteur avec plus de 40 000 postes annuels à pourvoir.
- Le secteur des énergies renouvelables emploie 165 000 personnes en France selon l’ADEME 2024, avec une croissance de 14 pour cent par an depuis 2020.
- La transition énergétique créera 165 000 nouveaux emplois en France d’ici 2030 selon l’ADEME, dont 85 000 dans les ENR et 45 000 dans l’efficacité énergétique.
- Le salaire médian d’un ingénieur énergie débutant atteint 42 000 euros bruts annuels, avec une prime de 8 à 15 pour cent pour les profils nucléaire et grands projets.
Le marché de l’emploi dans les énergies en 2026
Le secteur énergétique français connaît une transformation sans précédent depuis la loi de programmation énergie-climat 2019 et la Stratégie Française Énergie Climat actualisée en 2024. Les six EPR2 décidés par le Président de la République en 2022, le déploiement massif du solaire et de l’éolien offshore, le plan France 2030 hydrogène et la rénovation énergétique des bâtiments créent une demande soutenue en compétences techniques.
Les meilleurs sites d’emploi dans les énergies se répartissent entre portails institutionnels (ADEME, Observ’ER), pages carrières des grands énergéticiens, sites spécialisés par filière (SER, France Hydrogène, France Renouvelables) et plateformes généralistes. La stratégie de recherche varie fortement selon que l’on vise le nucléaire, les ENR, les réseaux ou l’efficacité énergétique.
Une filière en forte croissance
L’Observatoire des emplois et compétences de la transition énergétique publié par l’ADEME en 2024 recense 165 000 emplois directs dans les énergies renouvelables en France, en croissance de 14 pour cent par an depuis 2020. À horizon 2030, le secteur devrait atteindre 250 000 emplois directs, soit une création nette de 85 000 postes sur la période.
Le nucléaire maintient ses effectifs autour de 220 000 emplois directs et indirects selon le GIFEN, avec une remontée attendue liée au programme EPR2. La filière gazière (GRTgaz, GRDF, Storengy) emploie 18 000 personnes et se reconvertit progressivement vers les gaz verts. L’efficacité énergétique représente 240 000 emplois supplémentaires selon l’ADEME, principalement dans le bâtiment.
Les pages carrières des grands énergéticiens
Les grands opérateurs de l’énergie concentrent l’essentiel des recrutements techniques. Leurs pages carrières sont le point d’entrée principal pour les candidatures.
EDF, Engie et TotalEnergies
EDF est le premier employeur du secteur en France avec 165 000 collaborateurs. Le groupe recrute environ 15 000 personnes par an en France en 2026, dont 4 500 dans la filière nucléaire et 3 000 dans les ENR (EDF Renouvelables). Le programme EPR2 prévoit 10 000 recrutements nets sur la décennie 2024-2034. La page edf.fr/carrieres concentre l’ensemble des offres des filiales (EDF, Enedis, Framatome, Dalkia, Enbridge).
Engie emploie 95 000 personnes dans le monde, dont 45 000 en France. Le groupe recrute 5 000 personnes par an en France, avec un focus fort sur les ENR, les réseaux de chaleur et les services énergétiques. Engie Solutions (7 500 personnes) et GRDF (11 500 personnes) publient leurs offres respectives sur leurs pages carrières dédiées.
TotalEnergies recrute 3 000 personnes par an en France, avec un pivot vers les ENR (éolien offshore, solaire) et les biocarburants. Le groupe maintient un flux important dans la pétrochimie et le raffinage, bien que ces effectifs diminuent.
Gestionnaires de réseaux et opérateurs
Les gestionnaires de réseaux recrutent fortement pour accompagner la transition :
- RTE (Réseau de Transport d’Électricité) : 9 500 collaborateurs, 800 recrutements annuels en forte hausse pour l’adaptation des réseaux aux ENR
- Enedis : 39 000 collaborateurs, 2 500 recrutements annuels
- GRTgaz : 2 900 collaborateurs, 250 recrutements annuels
- Storengy : 1 200 collaborateurs, 100 recrutements annuels
- Teréga : 600 collaborateurs, 50 recrutements annuels
Acteurs nucléaires et sous-traitants
La filière nucléaire française emploie 220 000 personnes directes et indirectes selon le GIFEN (Groupement des Industriels Français de l’Énergie Nucléaire). Au-delà d’EDF, les principaux employeurs sont Orano (17 000 collaborateurs, 2 000 recrutements annuels), Framatome (18 000 collaborateurs, 2 500 recrutements annuels) et le CEA (21 000 collaborateurs civils et défense, 700 recrutements annuels).
Les sous-traitants du Grand Carénage et d’EPR2 (Spie Nucléaire, Bouygues Travaux Publics, Vinci Nucléaire, Reel, Endel) recrutent activement plusieurs milliers de profils par an. Les certifications PMP et PRINCE2 présentées dans notre comparatif des certifications en management de projet sont particulièrement valorisées sur les grands chantiers nucléaires.
Les plateformes spécialisées par filière énergétique
Chaque filière énergétique dispose de portails sectoriels qui publient les offres des adhérents et relaient les actualités du marché.
Énergies renouvelables : SER, France Renouvelables
Le Syndicat des Énergies Renouvelables (SER) fédère 500 entreprises adhérentes et publie leurs offres sur son portail. Le site donne accès aux bilans annuels par filière (solaire PV, éolien terrestre et offshore, biomasse, géothermie) qui constituent une référence pour suivre les créations de postes. France Renouvelables (ex-France Énergie Éolienne) se concentre sur l’éolien avec 30 000 emplois directs à horizon 2030.
Les développeurs et exploitants EPC comme Voltalia, Neoen, Boralex, Engie Green, RES, EDF Renouvelables et Equinor (offshore) recrutent 3 à 5 000 ingénieurs par an au total. Les profils recherchés sont chefs de projet, ingénieurs études, spécialistes financement de projets et opérateurs de maintenance.
Hydrogène et nouvelles filières
France Hydrogène fédère 500 entreprises de la filière et vise 100 000 emplois d’ici 2030 selon la Stratégie Nationale Hydrogène. Le portail recense les offres des acteurs clés : McPhy, Hydrogene de France, Air Liquide, Lhyfe, Genvia, Elogen, Symbio et John Cockerill Hydrogen.
ADEME, Observ’ER et plateformes institutionnelles
L’ADEME Recrute est le portail de l’Agence de la transition écologique, qui emploie 1 200 personnes et recrute 120 personnes par an sur des fonctions expertise et accompagnement. L’ADEME publie également le baromètre annuel de l’emploi dans la transition énergétique.
Observ’ER (Observatoire des ENR) publie les annuaires annuels par filière qui listent l’ensemble des acteurs, utile pour identifier les recruteurs. Energies2050 et Cleantech Jobs couvrent les startups et PME innovantes du secteur. Les profils en gestion de projet complexe s’inspireront des bonnes pratiques présentées dans notre guide pour créer une documentation technique efficace.
Comparatif des principales plateformes énergies
Le tableau suivant synthétise les atouts de chaque plateforme selon le profil.
| Plateforme | Positionnement | Volume annuel | Points forts |
|---|---|---|---|
| EDF Carrières | Nucléaire, ENR, réseaux | 15 000 recrutements | Premier employeur, EPR2 |
| Engie Carrières | ENR, services, réseaux | 5 000 recrutements | Diversité des filiales |
| TotalEnergies | Pétrole, ENR, biocarburants | 3 000 recrutements | Pivot ENR, international |
| RTE Carrières | Transport électrique | 800 recrutements | Adaptation réseaux ENR |
| SER | Énergies renouvelables | Non communiqué | 500 entreprises adhérentes |
| France Hydrogène | Filière H2 | Non communiqué | 500 entreprises, croissance |
| ADEME Recrute | Expertise publique | 120 recrutements | Fonctions stratégiques |
| APEC énergie | Cadres énergie | 15 000 actives | Accompagnement cadres |
| Sourcing direct | Non communiqué | Majors, international |
Comment optimiser sa recherche d’emploi dans l’énergie
Le secteur énergétique présente des spécificités qui exigent une approche ciblée selon la filière. Les études convergent pour montrer que les candidats qui croisent au moins trois canaux triplent leur taux de transformation.
“Dans la transition énergétique, 45 pour cent des recrutements cadres passent par les pages carrières des grands groupes, 30 pour cent par les portails sectoriels et 18 pour cent par la cooptation interne aux filières.” — Observatoire ADEME Emplois et Compétences TE, 2024
Méthode de recherche par filière
- Identifier deux à trois filières cibles selon le profil et les préférences géographiques (nucléaire en Vallée du Rhône et Normandie, éolien offshore en Bretagne et Hauts-de-France, solaire en Occitanie et PACA)
- Créer des profils optimisés sur les portails des majors (EDF, Engie, TotalEnergies), les syndicats sectoriels (SER, France Hydrogène) et LinkedIn avec mots-clés techniques précis
- Suivre les publications sectorielles (Connaissance des Énergies, La Revue de l’Énergie, Énergies et Environnement) pour repérer les entreprises en forte croissance
- Valoriser les compétences spécifiques (habilitations nucléaires, certifications ISO 50001, expertise bas carbone, modélisation thermodynamique)
- Participer aux salons spécialisés (World Nuclear Exhibition, Pollutec, Hyvolution) qui accueillent chacun 20 à 30 000 visiteurs professionnels par an
Métiers porteurs et certifications valorisées
Les métiers les plus recherchés dans les énergies en 2026 sont les suivants :
- Ingénieur énergies renouvelables (solaire PV, éolien) : 4 500 postes, salaire 42 à 55 000 euros débutant
- Chef de projet EPC hydrogène : 800 postes, salaire 50 à 70 000 euros
- Ingénieur réseau électrique RTE et Enedis : 1 200 postes, salaire 40 à 52 000 euros débutant
- Expert nucléaire (neutronique, thermohydraulique, sûreté) : 2 500 postes, salaire 45 à 65 000 euros débutant
- Ingénieur efficacité énergétique (bâtiment, industrie) : 3 000 postes, salaire 38 à 48 000 euros
- Spécialiste stockage et batteries : 1 000 postes, salaire 45 à 60 000 euros
Les certifications qui renforcent un dossier sont l’habilitation nucléaire (CSQ/HN2), la certification ISO 50001 management de l’énergie, les labels RGE pour la rénovation énergétique, et les certifications PMP pour les grands projets d’infrastructure. Les profils qui combinent expertise énergie et compétences en meilleurs sites d’emploi pour ingénieur transverses bénéficient d’un avantage différenciant sur le marché.
Questions fréquentes
Quels sont les meilleurs sites d'emploi dans les énergies ?
Les meilleurs sites d’emploi dans les énergies en France sont les pages carrières des majors (EDF, Engie, TotalEnergies, RTE, Enedis, GRTgaz, Storengy), le portail du Syndicat des Énergies Renouvelables (SER), le site de France Hydrogène, l’ADEME Recrute, le portail Observ’ER et les plateformes spécialisées comme Energies2050 Jobs et Cleantech Jobs. L’APEC et LinkedIn couvrent les profils cadres.
Quels métiers recrutent dans la transition énergétique ?
Les métiers les plus recherchés sont ingénieur énergies renouvelables (solaire, éolien, hydrogène), chef de projet EPC, ingénieur réseau électrique, expert nucléaire, ingénieur efficacité énergétique et spécialiste stockage d’énergie. Selon l’ADEME 2024, le secteur de la transition énergétique créera 165 000 nouveaux emplois en France d’ici 2030, dont 85 000 dans les énergies renouvelables et 45 000 dans l’efficacité énergétique.
Quel est le salaire dans le secteur de l'énergie ?
Le salaire brut annuel médian d’un ingénieur débutant dans l’énergie atteint 42 000 euros selon IESF 2025, avec une prime de 8 à 15 pour cent pour les profils nucléaire et grands projets EPR. Un chef de projet énergies renouvelables confirmé se situe entre 55 000 et 75 000 euros, un directeur de centre de production nucléaire dépasse 110 000 euros. Le secteur figure parmi les mieux rémunérés de l’industrie française.
Comment entrer dans le secteur nucléaire ?
Le secteur nucléaire recrute principalement via les pages carrières d’EDF (15 000 recrutements annuels en France), Orano, Framatome et les sous-traitants du Grand Carénage. Les écoles d’ingénieurs comme INSTN Saclay, Grenoble INP-Phelma, Chimie ParisTech et Supélec sont les filières historiques. Le programme EPR2 prévoit 10 000 recrutements nets sur la décennie, avec un pic en 2027-2030 pour les premiers chantiers Penly et Gravelines.
Combien d'emplois dans les énergies renouvelables en France ?
Le secteur des énergies renouvelables emploie 165 000 personnes en France en 2024 selon l’Observatoire ADEME des emplois et compétences de la TE, en croissance de 14 pour cent par an depuis 2020. Le solaire photovoltaïque représente 48 000 emplois, l’éolien 30 000 emplois, la biomasse 28 000 emplois et la géothermie 14 000 emplois. La filière hydrogène vise 100 000 emplois d’ici 2030 selon la Stratégie Nationale Hydrogène 2023.
Photo par Tim Green aka atoach via Flickr (CC BY 2.0)